Dixième jour de marche . 26,0 km , 6h40
Hé bien non, ce n'est pas le pied ! La journée a mal débuté: je n'ai pas suffisament dormi et je me suis réveillé avec un manque d'eau dans le corps.
Même avec de nombreux points de chutes, l'étape est longue: du soleil, de la poussière et des cailloux mais surtout des portions sans fin le long de cette foutue N120.
Ce matin aussi, très tôt, j'ai commencé une douleur au pied gauche; un ongle me refait du souci. J'ai pu atténuer les choses mais elle est toujours là.
Nous venons de terminer le repas de midi composé d'un seul croissant et d'eau: frugal comme dirait Jacqueline.
Nous allons redémarrer pour les 9 derniers km sous la fournaise. Journée noire aujourd'hui; je pense trop à ma moto. Vivement ce soir...
A tantôt ?
Ce matin, nous sommes passés de la Rioja à la province de Burgos y Castilla é Leon. Le changement est impressionnant: on passe du raisin au blé. Les champs de blé s'étendent à perte de vue, des kilomètres carrés à n'en plus finir. Mais ici, la moisson débute seulement. Et moi qui souhaite de la pluie... Egoïste bouillon !
Nous sommes à Belorado, la douche est prise et la lessive pend sur le fil; elle sera vite sèche. Belorado est au pied d'une falaise qui compte 7 grottes. La place du village est simple mais jolie: disposée en rectangle, les maisons de 2 côtés ont l'étage qui s'avance supporté par des colonnes massives un peu comme en Armagnac. Le centre de la place est planté de platanes à la végétation dense et luxuriante qui protège admirablent de la chaleur: un véritable hâvre de fraîcheur !
Demain, nous aurons une montée rude jusqu'à 1.100 m: nous traverserons une forêt encore habitée par les loups ! Si je n'écris pas demain, j'aurai certainement été dévoré et mes os blanchiront dans la sierra.
A demain ! Je vais soigner mes pieds.
Soyons rassurant, disons que la journée se termine mieux qu'elle a commencé.
Bisou de Jean-Luc et Jacqueline
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