samedi 9 décembre 2006

Burgos - retour : 20/07/2006


Pas de marche aujourd'hui.
Visite de la ville puis retour chez nous par le train ( 23h de train).

Atapuerca - Burgos : 19/07/2006


Douzième jour de marche . 22,2 km , 5h45


J'avais annoncé hier que la news 7 serait la dernière. Impossible de résister: 8 sera la dernière ...

Objectif atteint ! Saint-Jean-Pied de Port à Burgos, 294,4 km, 12 jours de marche, des kilomètres de dénivellé positif, YES !!!

Cette dernière étape a été menée tambour battant alors que nous avions décidé de la faire cool. La cathédrale de Burgos était rejointe à 13 h après plus de 20 km de marche.

Le reste de la journée a été occupé par la recherche de billets de train, une vraie corrida et la visite de la cathédrale gothique de Burgos, un vrai régal.

Pour l'heure, je suis couché et je vous souhaite une belle et douce nuit à tous.

Belorado - Atapuerca : 18/07/2006


Onzième jour de marche . 30,0 km , 8h15
Ce soir, je ne vous tiendrai pas longtemps. Je vous écris d'abord pour vous rassurer... Non, je n'ai pas été dévoré par les loups: trop coriace à mon âge sans doute !

L'étape d'aujourd'hui est terminée depuis quelques temps déjà, la douche est prise et la cerveza bue. Nous avions prévu 25 km et devions loger au monastère de San Juan de Ortega. Le gîte au monastère est assez austère - no aqua callende - et fort courru; nous avons décidé de prolonger de 6 km et de tester une toute nouvelle albergue à Atapuerca: joli et fonctionnel.

L'étape était agréable; après 12 km, nous avons quitté les champs de blé avec cette foutue N120 et entamé des forêts et des landes: de toute beauté et agréables à traverser malgré deux fortes montées. Mais tout nous paraît facile quand on a vécu et vaincu les Pyrénées.

Faire 6 km en plus aujourd'hui nous raccourcit d'autant l'étape de demain. Nous arriverons en principe vers 15 à Burgos terme du périple 2006. Jeudi, je reprendrai le train vers Bruxelles.

L'orage gronde depuis quelques temps et la pluie vient de connencer à tomber: une vraie bénédiction, en tout cas pour moi pauvre marcheur qui a souffert de la chaleur pendant 11 jours.

Je vais m'inquiéter doucement du souper. Ce message sera sans doute le dernier. En les écrivant, j'ai tenté de vous donner des nouvelles et une ambiance. Je les ai écrits aussi pour moi: en joignant le texte aux photos, j'espère aussi retrouver mon humeur au fil du chemin.

Merci de m'avoir lu
A bientôt !

Santo Domingo de la Calzada - Belorado : 17/07/2006


Dixième jour de marche . 26,0 km , 6h40

Hé bien non, ce n'est pas le pied ! La journée a mal débuté: je n'ai pas suffisament dormi et je me suis réveillé avec un manque d'eau dans le corps.

Même avec de nombreux points de chutes, l'étape est longue: du soleil, de la poussière et des cailloux mais surtout des portions sans fin le long de cette foutue N120.

Ce matin aussi, très tôt, j'ai commencé une douleur au pied gauche; un ongle me refait du souci. J'ai pu atténuer les choses mais elle est toujours là.

Nous venons de terminer le repas de midi composé d'un seul croissant et d'eau: frugal comme dirait Jacqueline.

Nous allons redémarrer pour les 9 derniers km sous la fournaise. Journée noire aujourd'hui; je pense trop à ma moto. Vivement ce soir...

A tantôt ?



Ce matin, nous sommes passés de la Rioja à la province de Burgos y Castilla é Leon. Le changement est impressionnant: on passe du raisin au blé. Les champs de blé s'étendent à perte de vue, des kilomètres carrés à n'en plus finir. Mais ici, la moisson débute seulement. Et moi qui souhaite de la pluie... Egoïste bouillon !

Nous sommes à Belorado, la douche est prise et la lessive pend sur le fil; elle sera vite sèche. Belorado est au pied d'une falaise qui compte 7 grottes. La place du village est simple mais jolie: disposée en rectangle, les maisons de 2 côtés ont l'étage qui s'avance supporté par des colonnes massives un peu comme en Armagnac. Le centre de la place est planté de platanes à la végétation dense et luxuriante qui protège admirablent de la chaleur: un véritable hâvre de fraîcheur !

Demain, nous aurons une montée rude jusqu'à 1.100 m: nous traverserons une forêt encore habitée par les loups ! Si je n'écris pas demain, j'aurai certainement été dévoré et mes os blanchiront dans la sierra.

A demain ! Je vais soigner mes pieds.

Soyons rassurant, disons que la journée se termine mieux qu'elle a commencé.

Bisou de Jean-Luc et Jacqueline

jeudi 7 décembre 2006

Najera - Santo Domingo de la Calzada : 16/07/2006


Neuvième jour de marche . 21,4 km , 5h30

Nous sommes le 16. Hier, je n'ai rien écrit: je n'en ai pas eu l'énergie. L'étape était longue de plus de 28 km et une erreur dans le balisage nous a mis 3 km en plus. Quand on voit sur la trace du gps la "forme" de ces 3 km, il y a de quoi râler. Mais à quelque chose malheur est bon... Nous sommes tombés sur des paysans hyper sympas qui nous ont offert l'eau fraîche pour nos outres, les olives noires à déguster à l'ombre de leur maison et un rioja blanc sorti d'une bouteille de 2 litres de coca: un vin qui ne laisse pas indifférent, acide, rafraîchissant et dont je n'ai pris qu'un verre. Surprise pendant la conversation avec la fille qui est prof de français ! Elle habite avec sa mère à Madrid à cuatro Caminos près du quartier de Vincent.
Vincent, tu reconnaitras facilement la vieille maman: elle a +/- 75 ans, des cheveux gris et porte un tablier bleu typique avec de petits motifs blancs.

Ce qui fait aussi la diificulté d'une étape, ce sont les longues portions de chemin sans ombre, inondées de soleil et qui n'en finissent pas: hier, 12 km et aujoud'hui 9 km. En plus, les arrivées de villes sont interminables: traversées de zones industrielles, de carrières, de presque taudis. Par toujours beau le chemin...

Nous sommes ce soir à Santo Domingo de la Calzada, un joli village comme l'Espagne sait les faire. Au centre, se dresse la cathédrale majestueuse trop grande pour ll'endroit. A l'intérieur, outre les autels d'ors que l'ont admire habituellent dans les églises espagnoles, on y découvre dans une chapelle une poule et un coq tout blancs, à crête rouge et ma fois, forts dodus: toute une légende !

Je suis assis à l'ombre par terre sur la place de la cathédrale; une harmonie nous joue des airs dont je n'en reconnais aucun. N'empêche, c'est très beau.

Pratiquement 220 km sont faits: plus que 3 jours à marcher...

Demain, 26 km avec 4 haltes intermédiaires: le pied !

Il y a deux jours, je vous ai parlé d'animaux typiques du chemin. Dans la liste, j'ai oublié les cigognes. Il y a beaucoup de ces oiseaux ici dans les villages sur les tours et les clochers.

L'orchestre termine par la Brabançonne. Emouvant, je me lève et suspends mon écriture.

Je vous laisse.

Bisou de Jean-Luc et Jacqueline

Logrono - Najera : 15/07/2006


Huitième jour de marche . 27,9 km , 8h15

Los Arcos - Logrono : 14/07/2006


Septième jour de marche : 27,6 km , 7h

On résume ? Chaleur, soleil, poussière et mac adam pendant 30 km. Je suis exténué et demain, on remet ça !

En fait, nous avons quitté Los Arcos ce matin avant 8 h pour arriver à Logroño vers 16 h. Ce trajet nous a encore fait passer dans de beaux villages avec des vieux sans âge aux terrasses du moindre café. A Viaña, les barrières anti-taureaux étaient placées et l'arène démontable installée sur la Plaza Mayor: la féria pour eux, ce sera au mois d'août. Au km 25, nous avons quitté la Navarre et sommes entrés dans la Rioja chère à l'âme vinicole de Marie-Claire...

Hier, je vous ai parlé des chats espagnols tout maigres. Nous rencontrons bien d'autres animaux au fil du chemin:
@ - des vautours dans la montée des Pyrénés. Impressionnantes ces bestioles par leur envergure,
@ - un labrador noir qui accompagne sa maitresse et qui est épuisé; c'est honteux d'imposer un tel traitement à une bête,
@ - une paire de chiots de 4 semaines: deux pélerins les ont récupérés chez un paysan il y a quelques jours: ils ont installés une litiére dans une boite fixée sur un des sacs. Dans quelques semaines, ils seront à Compostelle,
@ - un âne qui porte +/- 60 kg de bagages d'une famille. Il est surprenant: quand je lui parle à l'oreille, il ne réagit pas mais quand une fille le fait, il b.... : pas con l'âne !

Demain, 28 km ! Vivement la pluie.

Bisou de Jean-Luc et Jacqueline

mercredi 6 décembre 2006

Estella - Los Arcos : 13/07/2006


Sixième jour de marche . 20,6 km , 5h05

Aujourd'hui, l'étape était courte - 20 km - mais tudieu ! quelle était étouffante : les 11 derniers km ont été fait en rase campagne, à travers chaumes et vignes, sur la caillasse et la poussière, sous un soleil de plomb. Il est 17 h et je n'ai pas mangé depuis le matin hormis une nectarine; sur la place de Los Larcos, notre village étape, il fait 32 d' à l'ombre.

Depuis quelques jours, nous traversons des petits villages espagnols tous plus typiques et souvent plus jolis les uns que les autres. Les maisons parfois très anciennes sont fort belles avec leur entrée monumentale portant un fronton arrondi. Les portes sont travaillées et sculptées. Les fenêtres des étages sont des portes-fenêtres avec un petit balcon en fer forgé. Les ruelles sont étroites et souvent à l'ombre, parfois si étroites que des balcons, on pourrait se faire un bisou d'un côté à l'autre de la rue... Si vous y ajoutez des fleurs et des fils à linge, vous aurez le tableau complet.

J'ai oublié ! En Espagne, il y a des chats, des chats si maigres et si efflanqués qu'ils ont passé plus de temps à faire la sieste qu'à chasser la souris.

Ah oui ! je trouve aussi qu'il y a beaucoup d'étrangers en Espagne: autour de moi, à la terrasse de "La Granja", on ne parle qu'espagnol...

Demain et après-demain, 28 km, 7 h de marche effective: dur, dur.

Bisou à tous

Jean-Luc et Jacqueline

Puente la Reina - Estella : 12/07/2006


Cinquième jour de marche . 21,5 km , 5h15


Voilà mercredi. Ce matin, j'ai quitté Puente la Reina célèbre pour son superbe pont médiéval. Le soleil tape dur et les champs de chaumes réverbèrent fortement la chaleur du sol. Depuis hier pm, les vignes sont plus nombreuses: la Rioja, c'est pour bientôt mais le raisin n'est pas mûr et il faut se rabattre sur la cerveza con tapas !

24 km sont faits et voici Estella où je passerai la nuit.

L'Espagne que nous traversons est de toute beauté. Les verts des buissons et des arbres ne sont pas les mêmes que chez nous: ils sont plus sombres, plus foncés et en même temps, il me semble que les feuilles sont moins nombreuses et plus petites. Partout, il y a des champs de blés déjà coupés: tout est mür, pas ou presque pas d'herbe, pas de vaches...

Les Pyrénées sont derrière et nous avons traversé la Sierra del Perdon et je pense que ce n'est pas fini. L'altitude est moins élevée mais les dénivelés sont souvent casse-pattes. Ça reste dur et rocailleux mais je n'ai mal nulle part sauf peut-être mon majeur du pied gauche entre le 4ème et le 6ème km. Le seul souci, c'est la tête qui doit donner le courage de marcher sous un tel soleil...

Ma douche est prise et je vais aller me choisir des tapas avec un patxaran !

Bisous à tous

Jean-Luc et Jacqueline

Pamplune - Puente la Reina : 11/07/2006


Quatrième jour de marche . 25,200 km, 7h

Nous quittons Pamplune où nous avons fait la fête et où nous n'avons pas beaucoup dormi.

Larrassoana - Pamplune : 10/07/2006


Troisième jour de marche. 14 km , 3h
C'est la fête depuis quelques jours déjà .

Voilà 4 jours que j'ai entamé mon périple. C'est dur (1.300 m de dénivelé pour les Pyrénées) mais je suis bien: en forme physiquement et heureux d'être là. 95 km sont faits sur les 280 prévus jusque Burgos. Hier, journée plus cool à Pamplona avec moultes cervezas de 0,5 et tapas: très diéthique !! La nuit fut courte avec de la musique all the night ! Les espagnols sont fous .... Les belges aussi. Je loge à Puente la Reina (étape 25 km). Demain, il n'y a que 21 km mais j'aurai tout de même mon vrai demi avec une poignée et mes tapas !

Bisous à vous tous et vos dames. Bisou de Jacqueline.

Roncevaux - Larrassoana : 09/07/2006


Deuxième jour de marche : 27,300 km , 6h45

Saint Jean Pied de Port -Roncesvalles ( Roncevaux) : 08/07/2006


Premier jour de marche . 26,00 km , 7h20
La montée des Pyrénées .

Saint Jean Pied de Port : 07/07/2006


Après une journée de train, nous voici à Saint Jean Pied de Port


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